Découvrez les attractions de Bertoua et ses environs

Bertoua au Cameroun

Bertoua, chef-lieu de la région de l’Est, située dans le département du Lom-et-Djerem fut érigée en communauté urbaine en 2008. La ville de Bertoua fut créée vers 1927 par les chasseurs Gbayas venus de la République centrafricaine. La ville de Bertoua se situe à 350 km de la capitale du Cameroun Yaoundé et sa superficie est estimée à 100 km². Son climat est du type subtropical à trois saisons : une grande saison sèche qui va de décembre à mi-mars, une petite saison des pluies de mi-mars à mi-mai, une grande saison des pluies de mi-septembre à novembre. Les précipitations sont abondantes (1 500 à 2 000 mm/an) et les températures sont constantes pendant toute l’année. Les températures moyennes annuelles se situent entre 23 et 25° C. La région présente de nombreux atouts touristiques, on peut y pratiquer de l’écotourisme, du tourisme cynégétique et du safari photo. La faune est également riche en espèces animales. On compte plus de 500 animaux qui peuplent surtout la réserve du Dja.

Le campement pygmée Baka

Les peuples Ba'aka
Les Baka, connus au Congo sous le nom de Bayaka (Bebayaka, Bebayaga, Bibaya), sont un groupe ethnique habitant les forêts tropicales du sud-est du Cameroun, du nord de la République du Congo, du nord du Gabon et du sud-ouest de la République centrafricaine. Les pygmées bakas du Cameroun et du Gabon sont certainement l’un des plus anciens peuples des forêts de la planète. Avec environ 40 000 individus, c’est le groupe Pygmée le plus important. Entourés et protégés par la forêt qui est à la fois leur habitat, leur mère spirituelle et leur source d’alimentation, ils ont longtemps vécu sans aucun contact extérieur. Fondamentalement, les groupes pygmées sont unis par une culture commune et partagent le même mode de vie : exploitation mesurée du milieu forestier par la chasse, la pêche et la cueillette, récolte du miel, construction de huttes de branchages entrelacés (moungoulous) recouvertes de feuillage assurant leur étanchéité, utilisation de plantes, écorces, racines et fibres végétales à des fins thérapeutiques, culte animiste de l’esprit de la forêt (Kirdi) et du totem protecteur de la communauté (Ejengi).
Les jeunes Baka sont initiés aux activités forestières dès leur plus jeune âge et participent activement à la vie du campement. Les journées sont consacrées aux activités avec les pygmées et les soirées aux jeux collectifs, aux chants et aux danses qui réunissent les familles autour des feux de camp. Les visiteurs ont ainsi l’occasion de chanter, de danser et d’entrer en connexion avec l’esprit de la forêt par la danse Djengui dans une ambiance inoubliable. La musique des Baka, tout comme celle des autres ethnies « pygmées », témoigne d’une particularité exemplaire : les chants rythment la vie quotidienne et sont d’une extrême complexité. Ils explorent l’univers sonore et musical en contrepoint et en agrégeant leurs mélodies de yodel, élément musical que l’on ne retrouve que dans peu de cultures selon l’ethnomusicologue Simha Arom. Les chansons sont tout simplement d’une beauté envoutante.

La réserve du Dja

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Située à cheval entre les régions du Sud et de l’Est, la réserve du Dja a été créée en 1950 et couvre une superficie près de 526.000 ha. La réserve du Dja fait partie intégrante des forêts denses humides qui constituent le bassin du Congo avec une richesse en espèces animales et végétales incroyables. Ce vaste ensemble constitue l’une des forêts humides d’Afrique les plus vastes et les mieux protégées, 90 % de sa superficie est intacte. La réserve est pratiquement encerclée par le fleuve Dja, qui en forme la limite naturelle et dont elle tire son nom. La réserve

 est surtout remarquable pour sa biodiversité et pour la grande variété des primates qui y vivent. En raison de la diversité de ses espèces et de son état de conservation, l’Unesco décide en 1987 de l’inscrire au patrimoine mondial. Elle forme avec le parc national d’Odzala-Kokoua (République du Congo) et le parc national de Minkébé (Gabon), la zone TRIDOM ou TRInationale du Dja. Les amoureux de la nature se réjouiront de fouler le sol d’une remarquable merveille naturelle de l’Afrique et du Cameroun en particulier.
Climat
Le climat du type tropical est caractérisé par une alternance de 4 saisons, dont deux saisons de pluies et deux saisons sèches. Une saison des pluies de septembre à novembre, une saison sèche de novembre à mars, une saison des pluies de mars à juin et une saison sèche de juillet à août. Son humidité relative varie entre 60 et 90% tandis que les précipitations annuelles sont de 1500 mm. Les températures moyennes mensuelles varient de 23,1 °C à 25 °C, avec une moyenne annuelle de 24 °C.
Flore
La végétation naturelle est constituée de forêts sempervirentes semi-caducifoliées et atlantiques. La forêt est fortement dégradée aux abords des pistes, à cause de la pression des habitations et de l’agriculture. L’exploitation forestière industrielle est très développée dans la région, qui abrite cinq sociétés forestières industrielles. Ces sociétés exploitent activement un grand nombre de concessions forestières. La pluviométrie y est très abondante, de ce fait elle a favorisé les milieux marécageux et les plantes spécifiques qui y croissent tels les palmiers Raphia.
Faune
D’une valeur universelle exceptionnelle, la réserve est surtout remarquable pour sa biodiversité, puisqu’elle abrite 107 espèces de mammifères dont quelques espèces menacées d’extinction parmi lesquelles l’éléphant de forêt d’Afrique (Loxodonta africana), effectif estimé à environ 420 spécimens, le bongo, le pangolin géant, le léopard, environ 14 espèces de primates y compris plusieurs menacées comme le gorille des plaines de l’ouest (Gorilla gorilla), le chimpanzé (Pan troglodytes), le mangabey à collier blanc, le drill et le mandrill. Un inventaire mené fin 2015 a estimé le nombre des gorilles vivants dans la réserve à environ 6.500 individus et 3.600 chimpanzés. La réserve abrite également plus de 60 espèces de poissons et environ 360 espèces d’oiseaux dont le perroquet gris du Gabon (Psittacus erithacus) et la plus grande population au monde de picatharte du Cameroun (Picathartes oreas) qui sont deux espèces menacées.
Populations
Cinq groupes ethniques cohabitent dans l’arrondissement de Djoum (autour de la réserve du Dja) : les Baka, les Kaka, les Boulou, les Fang et les Zaman. Les Bantous (Boulou, Fang et Zaman) sont des sédentaires qui se sont installés le long des pistes, dans des villages dont le nombre d’habitants excède rarement 400 personnes. Les Baka constituent un peuple forestier d’Afrique centrale, vivant au Cameroun et au Gabon. Ils forment en réalité une tribu de pygmées ! Dans les pays couvrant le bassin du Congo leur nombre avoisine 40 000 individus. Ils vivent de la chasse et de la collecte des produits dans la forêt comme des herbes médicinales, des plantes alimentaires et bien d’autres. Les Baka sont considérés comme les plus anciens habitants de la forêt au Cameroun. Traditionnellement, ils vivent dans de petits campements en forêt et leur vie est fortement liée à l’exploitation des ressources de la forêt. L’agriculture et la chasse commerciale y sont interdites, mais la chasse traditionnelle est autorisée pour les populations pygmées, car c’est leur principal moyen d’approvisionnement en protéines animales.

Le Parc National de Lobeké

Situé dans la partie Est du Cameroun en plein cœur de la forêt équatoriale humide, le parc national de Lobéké a été créé le 19 mars 2001 et s’étend sur une superficie de 217 854 ha. Le parc national de Lobéké fait partie du bassin du Congo qui se situe à l’extrême sud-est du Cameroun. Il est délimité à l’est par la rivière Sangha qui sert de frontière internationale du Cameroun avec la République centrafricaine et la République du Congo. Il est adjacent à deux autres réserves en RCA et au Congo. Au nord-ouest se trouve le parc 

national de Boumba Bek, un autre parc national de la province orientale du Cameroun. Il fait partie du Trinational de la Sangha qui est un complexe transfrontalier qui regroupe le parc National de Lobéké au Cameroun, le parc National de Nouabalé-Ndoki en République du Congo et le parc National de Dzanga-Ndoki en République centrafricaine (superficie totale de 746,309 hectares).
Le climat
Le climat du type tropical est caractérisé par une alternance de 4 saisons, dont deux saisons de pluies et deux saisons sèches. Une saison des pluies de septembre à novembre, une saison sèche de novembre à mars, une saison des pluies de mars à juin et une saison sèche de juillet à août. Son humidité relative varie entre 60 et 90% tandis que les précipitations annuelles sont de 1500 mm. Les températures moyennes mensuelles varient de 23,1 °C à 25 °C, avec une moyenne annuelle de 24 °C.
La faune et la flore
Lobéké est principalement une forêt semi-persistante, dont la grande partie n’est pas exploitée. Le parc National compte plus de 300 espèces d’arbres et la forêt est caractérisée par une grande variété de plantes. Les espèces dominantes comprennent les Sterculiaceae ( Triplochiton , Pterygota ), Ceiba pentandra et Terminalia superba. Le sous-étage se compose d’arbres Marantaceae – Zingiberaceae , ou Ebenaceae et Annonaceae. Près de ruisseaux, il y a des grappes de Gilbertiodendron dewevrei et des fourrés de palmiers et des marais de carex bordent les savanes. Le parc National abrite environ 45 espèces de mammifères dont des buffles, une forte densité d’éléphants de forêt africain, des léopards, des Bongos et plusieurs autres espèces d’antilopes, des primates tels que des gorilles des plaines occidentales, des chimpanzés, des mangabeys ainsi que dix espèces d’ongulés forestiers. En plus des mammifères, l’inventaire de la faune comprend 305 espèces d’oiseaux, 215 espèces de papillons, 134 espèces de poissons, 18 espèces de reptiles et 16 espèces d’amphibiens. Le parc national est également une zone importante pour les oiseaux. Plus de trois cents espèces d’oiseaux ont été enregistrées ici dont : le pigeon vert africain, les calaos, le coucou à gorge jaune, le petit-duc des sables et le martin-pêcheur à dos de chocolat.
Les clairières
Des clairières forestières encore appelées Bai, riches en salines, de grande superficie parfois la taille d’un terrain de football, constituent de véritables attractions pour la faune du parc. À Lobéké, 6 clairières font l’objet d’une surveillance particulière : les clairières de Bolo, de Djangui, de Ndangaye, de Ngoa, de Djaloumbe et la Petite Savane. Les miradors ont été construits pour observer les oiseaux, les gorilles, les éléphants et autres mammifères dont c’est le royaume. Les miradors sont des structures en bois qui servent de plate-forme pour l’observation des animaux en visite dans les clairières. Ces espaces sont sollicités par les mammifères comme les éléphants, les gorilles, les buffles, les antilopes, les bongos et les sitatungas pour leur alimentation.

Tourisme d’aventure

safari au cameroun

Safari photo

Les parcs de la région se caractérisent par des clairières et des tours d’observation à partir desquelles on peut regarder les animaux et les oiseaux. Ils offrent une vue exceptionnelle pour les photographes et les visiteurs.

Autres attractions touristiques

En plus des parcs nationaux, des réserves naturelles et des sites éco touristiques, cette région offre plusieurs autres attractions touristiques. On peut observer de magnifiques chutes et lacs disséminés dans presque toute la région et des chaines montagneuses qui offrent plusieurs possibilités de Trekking. On peut également observer les marres aux hippopotames telles que celles de Ndedele et de Lal et les vestiges coloniaux, répartis dans la région. On peut visiter les campements des pygmées et les réserves naturelles.

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